Morceaux choisis de Gabrielle Dubois

Les innocentes, Comtesse de Noailles
Les innocentes, Comtesse de Noailles

MES LIVRES

Les innocentes ou la sagesse des femmes.

« Nous fûmes comme ceux qui vont mourir, qui se confessent tout l'un à l'autre en silence, s'emparent spirituellement l'un de l'autre, et par anticipation se sont tout avoué et tout pardonné. »
La comtesse Anna-Élisabeth de Noailles, née Bibesco Bassaraba de Brancovan, est une poétesse et une romancière française, d'origine roumaine, née à Paris en 1876 et morte à Paris en 1933.
A lire absolument:
Les innocentes ou la sagesse des femmes.

Gabrielle Dubois aime J'irai dormir chez vous
Gabrielle Dubois aime J'irai dormir chez vous, Antoine de Maximy

Mes documentaires

 

Humain, prends-en de la graine !

« J’irai dormir chez vous », j’adore, tout simplement ! Si Antoine de Maximy est aussi libre et humain qu’il semble l’être dans son émission, alors, il est un exemple à suivre. Moi qui suis une aventurière dans ma tête, je suis admirative.

gabrielle dubois
Erik Orsenna La grammaire est une chanson douce

Mes livres

La grammaire est une chanson douce,
Ou l’amour du français par Erik Orsenna, petit livre qui devrait être offert à tous les enfants entrant au collège.
Extrait :
« ... Certains, bien sûr, dans cette tribu des adjectifs, étaient moins disciplinés. Pas question de se modifier. Dès leur naissance, ils avaient tout  prévu en se terminant par un « e ». Ceux-là se rendaient à la cérémonie (de mariage) les mains dans les poches. « Magique », par exemple. Ce petit mot malin avait préparé son coup. Je l’ai vu entrer deux fois à la mairie, la première avec « ardoise », la seconde avec « musicien ». Une ardoise magique (tout féminin). Un musicien magique (tout masculin). « Magique » est ressorti fièrement. Accordé dans les règles mais sans rien changer. Il s’est tourné vers le sommet de ma colline. J’ai l’impression qu’il m’a fait de l’œil : tu vois, Jeanne, je n’ai pas cédé, on peut être adjectif et conserver son identité.
Charmants adjectifs, indispensables adjoints ! Comme ils seraient mornes, les noms, sans les cadeaux que leur font les adjectifs, le piment qu’ils apportent, la couleur, les détails...
Et pourtant comme ils sont maltraités !
Je vais vous dire un secret : Les adjectifs ont l’âme sentimentale. Ils croient que leur mariage durera toujours... C’est mal connaître l’infidélité conjugale des noms, de vrais garçons, ceux-là, ils changent de qualificatifs comme de chaussettes. À peine accordés, ils jettent l’adjectif, retournent au magasin pour en chercher un autre et, sans la moindre gêne, reviennent à la mairie pour un nouveau mariage.
La maison, par exemple, ne supportait sans doute plus ses fantômes. En deux temps, trois mouvements, elle préféra soudain « historique ». « Historique », « maison historique », vous vous rendez compte, pourquoi pas « royale » ou « impériale » ? Et le malheureux adjectif « hantée » se retrouva seul à errer dans les rues, l’âme en peine, suppliant qu’on veuille bien le reprendre : « Personne ne veut de moi ? J’ajoute du mystère à qui me choisit : une forêt, quoi de plus banal qu’une forêt sans adjectif ? Avec « hantée », la moindre petite forêt sort de l’ordinaire... »
Hélas pour « hantée », les noms passaient sans lui jeter un regard.
C’était à serrer le cœur, tous ces adjectifs abandonnés... »

Gabrielle Dubois
Châteaubriand Mémoires d'Outre-Tombe

 

Mes livres

Et me voici plongée dans les MÉMOIRES d’OUTRE-TOMBE !

 

Avec les éditions La Pléäde, vous savez, on lit longtemps, on avance peu ! Mais on est récompensé de ses efforts quand on note de belles pensées ou de piquantes constatations : 
Extrait : « Une passion vraie et malheureuse est un levain empoisonné qui reste au fond de l’âme et qui gâterait le pain des anges. »
Autre extrait : « ... Un évêque savant et pieux d’une telle avarice, que s’il avait eu le malheur de perdre son âme, il ne l’aurait jamais rachetée. Presque tous les avares sont gens d’esprit : il faut que je sois bien bête... »

 

Erri de Luca Noyau d'olive
Erri de Luca Noyau d'olive

Mes livres

Noyau d'olive,

Remettre le doigt sur les Écritures.
En partageant quelques passages des lectures de la Bible d’Erri De Luca, croyant ou non, on est heureux, tout comme lui, de repenser tout au long de la journée au choix et au sens des mots. Une approche différente de notre religion, berceau de notre pensée et culture chrétienne.

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Chilly Gonzales

Mes musiques

Gonzo,

Nous sommes fans !
Samedi 07 novembre, ma fille et moi étions au concert de Chilly Gonzales, au Royal Festival Hall, Londres. Un seul regret : que ça n’est pas duré jusqu’au bout de la nuit et au-delà ! Indescriptible, il faut l’écouter. Nous adorons, c’est tout !

 

roman historique
Le moulin sur la Floss de George Eliot

Mes livres

Le Moulin sur la Floss,

a été écrit George Eliot qui, comme George Sand, n’avait pas pu écrire sous son vrai nom, Mary Anne Evans. Ce livre est une fresque de la société anglaise victorienne et de ses campagnes au XIXème siècle. C’est George Eliot qui en parle le mieux :
« ... Vous ne pourriez pas vivre au milieu de ces gens-là ; vous étouffez parce que rien ne vous permet de vous échapper vers quelque chose de beau, de grand, ou de noble ; vous êtes agacés par ces hommes et ces femmes médiocres parce qu’ils forment une population en désaccord avec la terre... »
Ce que j’aime ? Extraits :

« ... M. Tulliver se tut une minute ou deux et plongea ses deux mains dans ses poches, comme s’il espérait y trouver une idée. Apparemment il ne fut pas déçu, car il reprit bientôt : « ... ». »
« ... M. Tulliver (...) avait conscience, par son exemple, d’illustrer cette vérité : une intelligence parfaitement saine ne se sent pas du tout à l’aise dans ce monde insensé... »
«  ... Mme Tulliver n’allait jamais jusqu’à se disputer avec sa sœur, pas plus qu’on ne peut dire d’une poule d’eau, qui sort sa patte d’un geste suppliant, qu’elle se dispute avec un gamin qui lui jette des pierres... »
Bob, parlant de son chien Mumps :
« « ... les gens de la haute s’arrêtent pour regarder Mumps, mais vous prendrez pas souvent Mumps à regarder les gens de la haute... y s’occupe de ses affaires, lui. » L’expression que l’on pouvait lire sur la tête de Mumps, qui semblait résigné à l’existence superflue des choses en général, confirmait tout à fait ce bel éloge... »

 

amour aventure
Le jour des corneilles

Mes films

Le Jour des Corneilles

Dessin animé réalisé par Jean-Christophe Dessaint

Scénario Amandine Taffin, d’après le roman de Jean-François Beauchemin.
C’est beau ! Si vous ne l’avez pas encore vu, voyez-le, si vous l’avez déjà vu, revoyez-le !

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Le roman de L'occitanienne et de Chateaubriand

Mes livres

Qui peut imaginer écrire une lettre d’admiratrice à Chateaubriand et que s’en suive une correspondance ?

Réponse : l’Occitanienne. Une jeune femme de vingt ans, admiratrice amoureuse d’un Chateaubriand de soixante ans. Amoureuse ? La frontière entre amour et amitié n’aura jamais été aussi subtile que dans leur correspondance.
Extrait de : Le roman de l’Occitanienne et de Chateaubriand, publié par la Comtesse de Saint-Roman née Castelbajac
«  ... Chère Léontine, je veux bien me tromper, je veux bien continuer à vous aimer et à vous écrire toute ma vie ; mais j’ai dû vous avertir afin que si, un jour, vous vous trouviez malheureuse, vous ne puissiez pas me dire : « Pourquoi m’avez-vous trompée, pourquoi m’avez-vous entretenue dans une dangereuse illusion ? Pourquoi n’avez-vous pas averti une jeune étrangère, qui se laissait aller vers vous par le vain bruit qui s’attachait à votre nom ? Vous ne deviez pas faire de son bonheur un jouet et de sa confiance un abus coupable. »
C’est la première et la dernière fois, Léontine, que je vous parle sur ce ton. Si vous calmez mes craintes, si vous vous sentez assez courageuse pour risquer avec moi votre destinée, je n’ai plus rien  à vous dire et je m’abandonnerai avec vous les yeux fermés à l’avenir... »

 

Hôtel Tower, Capitole Toulouse, Alain Amiand
Hôtel Tower, Capitole Toulouse, Alain Amiand

Mes artistes

Diversity Tower,

La mémoire des hôtels


J’adore cet artiste différent qui s’est attaché, depuis des années, grâce à un long et patient travail photographique à travers le monde, à nous rappeler que les hôtels indépendants disparaissent. Mais rien de triste ni de désespéré dans son travail : c’est gai, coloré, lumineux, changeant, amusant, de la diversité, quoi !
Retrouvez Alain Amiand à New-York, Miami et j’en passe, ou… à Toulouse, ou bien sur alain amiand

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George Sand, Histoire de ma vie

Mes livres

Comment se fait-il qu’une femme qui ait vécu une vie d’héroïne de roman d’amour et d’aventure en ait écrit elle-même ?

Extrait choisi de George Sand, Histoire de ma vie :
« ... Je n’avais pas la moindre théorie quand je commençai à écrire, et je ne crois pas en avoir jamais eu quand une envie de roman m’a mis la plume à la main. Cela n’empêche pas que mes instincts ne m’aient fait, à mon insu, la théorie que je vais établir, que j’ai généralement suivie sans m’en rendre compte, et qui, à l’heure où j’écris, est encore en discussion.
Selon cette théorie, le roman serait une œuvre de poésie autant que d’analyse. Il y faudrait des situations vraies et des caractères vrais, réels même, se groupant autour d’un type destiné à résumer le sentiment ou l’idée principale du livre. Ce type représente généralement la passion de l’amour, puisque presque tous les romans sont des histoires d’amour. Selon la théorie annoncée (et c’est là qu’elle commence), il faut idéaliser cet amour, ce type, par conséquent, et ne pas craindre de lui donner toutes les puissances dont on a l’inspiration en soi-même, ou toutes les douleurs dont on a vu ou senti la blessure. Mais en aucun cas, il ne faut l’avilir dans le hasard des évènements ; il faut qu’il meure ou triomphe, et on ne doit pas craindre de lui donner une importance exceptionnelle dans la vie, des forces au-dessus du vulgaire, des charmes ou des souffrances qui dépassent tout à fait l’habitude des choses humaines, et même un peu le vraisemblable admis par la plupart des intelligences.
En résumé, idéalisation du sentiment qui fait le sujet, en laissant à l’art du conteur le soin de placer ce sujet dans des conditions et dans un cadre de réalité assez sensible pour le faire ressortir, si, toutefois, c’est bien un roman qu’il veut faire... »

Lire la réponse de Balzac sur http://www.roman-amour.fr/

roman amour

Mes livres

Le capitaine Fracasse, Théophile Gautier


Théophile Gautier, le maître des mots, le poète, l’écrivain sublime !
Je me contente de raconter des histoires, Théophile Gautier, lui, est un magicien, il est l’écriture. J’ai dévoré Le capitaine Fracasse, étant petite, l’exemplaire n°73 des éditions du Rameau d’or, tiré à 1200 exemplaires sur papier vélin hermine jauni, avec des aquarelles originales de Jacques Toucher, peintes à la main et pages découpées au coupe-papier. Un pur bonheur de lecteur !

Mes livres

Au bonheur des dames, Émile Zola


Se noyer dans ses descriptions d’étalages de tissus !
« ... les satins à la reine, les satins renaissance, aux tons nacrés d’eau de source ; les soies légères aux transparences de cristal, vert Nil, ciel indien, rose de mai, bleu Danube. Puis, venaient des tissus plus forts, les satins merveilleux, les soies duchesse, teintes chaudes, roulant à flots grossis... »
Un étalage de tissu dans un grand magasin devient un voyage autour du monde, un éveil des sens, la vue, le toucher.

roman amour

Mes livres

Autant en emporte le vent, Margaret Mitchell

Le grand roman des premiers émois amoureux !
Quand à douze ans, vous avez lu Autant en emporte le vent, après Rhett Butler, il n’y a aucune chance pour que vous tombiez amoureuse d’un garçon du collège...
J’ai mis en photo l’affiche du film, que j’ai vu au cinéma après lecture du livre et qui a orné le mur de ma chambre pendant des années, bien entendu !

Mes livres

Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez

Un seul livre, mais combien d’histoires ! Ne serait-ce que pour cette femme qui brode des chimères en fils colorés, travail de toute une vie, gratuit, sans but et sans fin, infiniment petit et infiniment long. Je n’ai pas relu ce livre depuis des années, mais c’est ce personnage très secondaire qui me vient à l’esprit à chaque fois que j’y pense, peut-être est-ce celui que je comprends le mieux : au bout de ses doigts, au bout de sin aiguille, cette femme ne peut faire autrement que de laisser sortir d’elle ces animaux fantastiques.


Mes livres

Les fleurs du mal, Charles Baudelaire

Dans la continuité de mon cher Théophile Gautier...

Mes musiques

Beethoven,
Absolument tout !

J’ai écouté en boucle les trois premiers mouvements de sa neuvième symphonie lors de l’écriture de Sous les eucalyptus. Que dire ? Il suffit de se laisser porter par la musique de Beethoven pour imaginer une histoire, une aventure, ressentir les grands élans du cœur des personnages ou leur poignante tristesse. Rien de plus facile, le maître exprime tout pour nous.

Mes musiques

L’orchestre de chambre de Toulouse, dirigé par Gilles Colliard à l’auditorium St Pierre des cuisines à Toulouse

Un concert à la criée pour débuter la saison qu’il ne fallait pas manquer !
402 spectateurs endiablés qui hurlent à qui mieux mieux le nom de leur compositeur préféré dont ils veulent entendre  le morceau joué par l’orchestre, cela met dans l’ambiance en début de saison !
Des musiciens qui ont aussi l’art de vous faire partager leur bonheur de jouer, un auditorium ni trop grand ni trop petit, une soirée qui vous recharge en fluide positif pour un mois au moins.

Mes films

La traviatta, Giuseppe Verdi

C’est au cinéma, dans le film de Zeffirelli, que je l’ai découverte !
L’opéra au cinéma, ce n’est peut-être pas pour les puristes, mais quand on n’a pas les moyens d’aller à Paris à l’opéra, cela reste merveilleux !

dubois gabrielle roman aventure et amour
The sapphires

Mes films

Les saphirs,

Titre original, The sapphires,
Un concentré d’espoir et de positivisme

Extrait de l’interview de Lois Peeler, Naomi Mayers, Laurel Robinson et Beverley Briggs dans l’Australian Geographic.
Il faut entendre Beverley Briggs, quand elle raconte : « … J’allais jouer le rôle de Marie dans la crèche à mon école catholique, quand une fille a crié: « Elle est trop noire ! » Quand il a été temps de chanter, j’étais trop nerveuse et je n’ai pas pu le faire... » Ou encore : « ... Je suis fier que nos enfants soient si fiers de nous. Nous avons fait quelque chose. Nous ne sommes pas simplement restées assises à gémir sur la vie, ajoute-t-elle, en riant.
À lire : http://www.australiangeographic.com.au/topics/history-culture/2012/09/the-sapphires-where-are-they-now/