Gabrielle Dubois, née à Toulouse, a eu plusieurs vies avant de devenir romancière.
Raconter des histoires n'a jamais été une lubie subite. Aussi loin qu'elle se souvienne, elle s'est toujours inventé des récits dont elle était le personnage principal. L'écriture est arrivée plus tard — après un long chemin de vie, après s'être libérée des blessures de l'enfance, après avoir osé admettre que ses histoires avaient de l’importance et s'assumer en tant que romancière. Ce cap est aujourd'hui franchi, pour le plus grand bonheur de ses lectrices et lecteurs.
Un parcours atypique au service de la fiction
Loin d'être un frein, son parcours de vie singulier est une richesse. Il permet à Gabrielle Dubois de ressentir de l'intérieur chaque émotion de ses personnages — homme ou femme, jeune ou vieux — et d'habiter avec justesse les caractères les plus variés, ceux qui rendent une histoire vivante et crédible. Pourquoi situer la plupart de ses romans au XIXᵉ siècle ? Elle répond à cette question dans l'interview.
Productrice de cinéma et voix des femmes
En cours de route, animée par le désir de donner la parole aux femmes, Gabrielle Dubois est devenue Founding General Partner de THE 51 FUND, une société de production américaine de films écrits et réalisés par des femmes. Elle a notamment coproduit les longs métrages CUSP et SHAYDA.
Une œuvre traduite et reconnue à l'international
Certains de ses romans — dont LOUISE et la série ELFIE — ont été traduits en anglais. La série ELFIE a bénéficié de la plume de Marybeth Timmermann, la traductrice américaine actuelle de Simone de Beauvoir. Cette collaboration a donné lieu à un échange profond entre les deux femmes, et la traduction rencontre aujourd'hui un beau succès auprès des lectrices et lecteurs anglophones.